Quelles sont vos prétentions salariales ? 

Bon on ne va pas se mentir, vous êtes très (très très) nombreux à la détester cette question. Comme je suis gentil, je vais te donner quelques clefs pour être à l’aise sur le sujet.

Petit tour d’horizon des bonnes pratiques :

Gestion du risque

Bon très clairement au moment où je te parle un UX designer ou un Data Scientist aura vraisemblablement moins de difficultés à négocier son salaire qu’un chargé de recrutement ou un community manager. Offres et demandes, font que forcément pour les profils pénuriques c’est plus simple. Ce qui est rare est cher !

Cela ne veut pas dire que pour les autres il n’y a pas de négociation possible, mais juste qu’il faut prendre en compte la gestion du risque, le risque d’avoir une concurrence importante sur ce même poste. La clef sera donc de justifier et d’argumenter au maximum lorsque tu aborderas la négociation du salaire avec des éléments concrets, chiffrés par exemple.

Préparation de l’entretien

Qui dit entretien annuel ou entretien d’embauche, dit préparation.

Si tu es en poste et que tu renégocies ton salaire, quels sont tes arguments ? Tu as fait gagner X€ à ta société, tu as fait économiser X€ à ton entreprise, ta charge de travail a considérablement augmenté durant l’année avec de nouvelles taches…

Une renégociation réussie c’est des arguments bien préparés et bien ficelés. C’est le moment de mettre tes réussites sur la table !

S’il s’agit d’un entretien d’embauche, tu vas bien évidemment faire un tour des job boards pour savoir qu’elle est ta valeur sur le marché. Un petit saut sur Indeed et sur Welcome to the Jungle pour n’en citer que deux. C’est là où il faut viser juste, une fourchette de salaire trop basse donnera l’impression que tu te dévalorises, et une trop haute que tu ne connais pas ta valeur sur le marché. Tu établis une fourchette de salaire en K€ brut annuel (eh oui, pour négocier faut parler le même langage).

Dernier point. Tu vas aller te renseigner sur l’entreprise (pas juste l’onglet accueil qui dit qu’ils sont « Leader sur le marché… blabla »). Renseigne-toi par exemple sur la culture d’entreprise. (Glassdoor).

Tu vas aller stalker le recruteur/manager qui te reçois entretien. Un petit saut sur LinkedIn, Twitter, Facebook, Insta, bref tout ce que tu trouves, pour avoir le maximum d’information avant l’entretien (formations, expériences, centres d’intérêts et toute autre information qui pourrait être intéressante pour l’entretien)

Gérer le silence lors d’une négociation

Vous avez le droit de garder le silence, tout ce que vous dites pourra être retenu contre vous.

Il est parfois difficile de gérer le silence lors d’une négociation. Contrairement aux idées reçues, le silence n’est pas forcément synonyme de perte de négociation, même s’il est déstabilisant. Apprends à écouter le recruteur, tu démontreras ton calme, ta réflexion et ta maîtrise. Cela te permettra aussi de préparer tes contre-arguments et d’anticiper.

Admettons que tu n’arrives pas à tomber d’accord avec le recruteur dans le cadre de ta négociation de salaire et que le recruteur te demande : « Que fait-on ? »

90% du temps, la première personne à parler sera le « perdant » donc ne répond pas à la question et laisse le silence s’installer. Tu seras surpris de voir que le recruteur ne tardera pas à briser le silence en proposant quelque chose.

N’oublie jamais que le silence amène l’autre à se dévoiler et à en dire d’avantage qu’il ne l’aurait souhaité donc dans le cadre d’une négociation de salaire, c’est JACKPOT !!

Concrètement, comment on aborde le sujet ?

Si le recruteur aborde le sujet salaire et pose la fameuse question : Quelles sont vos prétentions salariales ?

Garde en tête, qu’un chiffre précis comme « 40K » n’ouvre pas à une négociation (c’est trop fermé). On va plutôt favoriser une fourchette qui ouvre beaucoup plus à une discussion avec l’interlocuteur. Je précise qu’on parle d’une fourchette les amis, et pas d’un râteau, soit 10%.

Si en bonus, tu me rajoutes une petite question après l’annonce de ta fourchette, tu es au top

par exemple : Au vue de mon profil, de mon parcours et de mes compétences, une fourchette comprise entre 42 et 46K me semble légitime, Qu’en pensez-vous ?

L’astuce se cache dans la question ouverte. En effet, tu dois inviter à l’échange avec ton interlocuteur.

Pensez pouvoir d’achat

C’est quand même dommage de rester fixer sur le salaire et d’arriver à un échec de négo pour 2 ou 3%.

Il y a plein d’alternatives au salaire de base. Tu peux négocier du côté des avantages en nature comme par exemple :

Un téléphone portable, un ordinateur/tablette, des frais repas, une voiture de fonction pour les plus classique, mais ça peut aussi être un compte UBER, un abonnement à des revues ou la prise en charge du pressing par exemple.

Maintenant que je t’ai donné ces quelques essentiels, rappelle toi qu’aborder le salaire est une suite logique de l’entretien et permet d’affirmer tes compétences, tes valeurs et ta personnalité face au recruteur ou ton futur manager.

Allez salut !  – KARIM HECHMI

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